Reconstructing yourself in a changing urban environment

30 July 2008

Home delivery

"But like all great exhibitions “Home Delivery” is not simply a crowd pleaser. It’s the kind of loving, scholarly achievement that is rare in today’s architectural climate, which so often favors cheap spectacle over probing intellect. Mr. Bergdoll has not only managed to track down some unexpected gems, he has also arranged them in a way that allows us to see them with fresh eyes. He makes a convincing case that prefabricated housing was both a central theme of Modernist history and a dream that remains very much alive today." D'après un article publié dans le New York Times (18 juillet 2008).


C'est sur ces derniers mots du fameux "dream", le rêve de la standardisation, des conditions de la répétition et des raisons et des modes de la préfabrication que l'expo manque autant d'information technique que de poussées théoriques. L'expo installée dans une grande salle, semblable à un hall obscur présente 'au grand public' de 'jolis projets' d'hier et d'aujourd'hui, sans nous donner raison du désir actuel de sa pré fabrication. L’exemple du projet de l'architecte Teddy Cruz qui stylise en couleurs une architecture facile à monter, en réponse aux pratiques de l’auto construction au Mexique donne un résultat inachevé. Cette solution basée sur une critique de la politique du logement social au Mexique est en soit décontextualisée de la forme urbaine et cherche à trouver une réponse dans l’artifice et la visibilité architectonique au lieu de considérer l’évolution des usages d’une parcelle dédiée au logement.

22 July 2008

Vallarta Lyfestyles

Dans la revue de Puerto Vallarta (Jalisco. Mexique), Vallarta Lyfestyles, on peut voir en un seul numéro une représentation de la vie sociale de la ville et de « ce qui se passe » dans la baie. Des pages publicitaires des derniers promoteurs, illustrant les projets de communautés fermées en bordure du pacifique, terrains à lotir, ou hôtels alternent les articles de la revue. Une page ‘people’ appelée ‘stepping out’ représente les derniers clichés des dernières soirées ou la population américaine vivant à Puerto Vallarta sort pour un ‘launching’ d’un dernier ouvrage, un ‘wine testing’ entre amis, une ‘opening’ d’exposition etc… Vallarta Lyfestyles est aussi le lieu de présentation de soi aux autres de la communauté, de son nouveau ‘business’, des services que l’on propose. Beaucoup d’américains arrives en pionniers, quand Vallarta était encore un village, « s’activent » depuis dans des actions caritatives alors que d’autres sont spécialisés dans l’immobilier. Ces derniers retrouvent sur place une autre vie professionnelle qui les lie aux Etats-Unis et à la communauté des migrants retraités. Comment acquérir une propriété au Mexique ? A qui dois-je m’adresser ? ...sont autant de questions auxquelles la revue cherche des réponses afin de faciliter les américains retraités à s'entraider et ouvrir leurs propres activités dans ce domaine lucratif.

>> D’après des informations diffusées par le Immigration Policy Institute, Jalisco est un Etat du Mexique dont la population née aux Etats-Unis est la plus importante. En 2000, le IPUMS recensait près de 41764 américains au total dans l’Etat de Jalisco et 62374 pour l’Etat de la Basse Californie, jouxtant la frontière américaine. Par contre l’Etat de Jalisco est en tête du nombre de retraités au Mexique. [ source: article du IPI]





03 July 2008

Mobiliser Alinsky

"Situé au croisement de la tradition du « self-made man » et de l’autogestion à l’américaine, Saul Alinsky est la figure de proue d’un mouvement qui a profondément marqué l’histoire du progressisme aux États-Unis. Michael C. Behrent dresse ici le portrait du père fondateur du community organizing, dont l’histoire a inspiré aussi bien Hillary Clinton que Barack Obama."

>> Article complet sur La Vie des Idées.

26 June 2008

On professions by academics [2]

For the second year, the Centre Maurice Halbwachs and the Team PRO (professions, réseaux, organisations) organized their annual meeting in this beautiful property of the ENS located just an hour south of Paris. This year three PhD students organized the two days conference: Isabel Boni, Emmanuel Martin and Nadège Vezinat. I was presenting a paper for the forthcoming AISLF congress.

>> The program will soon be posted on the web site.

>> Check the previous program of the Foljuif Meeting in 2007.

>> Read our previous post on the 2007 meeting.

23 June 2008

Mobilisation et gentrification

Une certaine vision du South End, un quartier de Boston a été presenté par Sylvie Tissot (GSPE-PRISME, Université Marc Bloch Strasbourg) au groupe de sociologie de l’AFS (RT 35) . Le titre de sa communication: "Mobilisation des catégories supérieures en contexte de gentrification : les associations de quartier du South End, Boston" illustre bien la tendance actuelle des quartiers de nombreuses villes américaines qui ont vues ‘revenir’ dans leurs centres une population aisée. Comme l’a souligné l’auteure il s’agit aussi de discuter des appropriations individuelles d’un marché local au nom d’une "mobilisation collective" afin de maintenir et d’aménager "son" quartier.


14 June 2008

Psychogeography Festival

Dans un article publié dans la revue Les Lèvres Nues [Nº 6, 1955] sous le titre « Introduction a une critique de la géographie urbaine » Guy Debord conceptualise sa notion de représentation psychogéographique de la ville définie comme une image de la ville par fragments pour situer soit les habitudes soit les dérives en entamant un long parcours théorique sur les détenteurs et les acteurs des cartes et des représentations géographiques de l’urbain. Critique certes des schémas planificateurs durant son époque et en même temps manifestation ambigüe entre expérimentation et jeu artistique, la subjectivité de la carte telle décrite par Debord est restée un objet de discorde sur la réalité de la signification cartographique. Qui représente la ville? Comment dessiner une carte? Et finalement à quoi sert-elle ? Kevin Lynch et son imageabilité utilisée dans un but d’analyse urbaine, et plus récemment le groupe Stalker renouant avec les principes et dogmes situationnistes, manifestent un intérêt pour cette question de l’image de ville au travers de l’expérience et de sa fabrication.

Un festival initié ‘outre manche’ [une expression venue de France pour désigner les Royaume-Unis] confronte les parcours individuels et collectifs autour de cette question par un ensemble d’expériences psychogéographiques et de représentations de villes.

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Ethique et entreprise

« Dans un contexte d’affaiblissement de l’état et de ses moyens, les entreprises apparaissent aujourd’hui souvent comme les institutions porteuses du bien public et de l’intérêt général, tout particulièrement lorsqu’il s’agit d’entreprises multinationales. Ces sollicitations visant à impliquer l’entreprise dans la fourniture de biens collectifs s’accompagnent bien souvent d’une certaine défiance. C’est au confluent de ce double mouvement, défiance et sollicitation, qu’il convient de réinscrire la question des valeurs portées par les entreprises, et plus largement celle de leur éthique. » extrait du texte de présentation du colloque ‘Ethique et Entreprise’

Le mini colloque ‘Ethique de l’entreprise : réalité ou illusion’, organisé par la Chaire Développement Durable de Sciences-Po et la Fondation Ostad Elahi autour des questions de l’éthique a réuni des intervenants de tous bords, du monde de l’entreprise et du monde de la recherche.

L’intitulé du colloque sonne bien, attire, et fait écho à de nombreuses questions débattues tant au niveau de l’organisation du travail en entreprise que de l’objet même de celle-ci. Quelle est la production de l’entreprise ? Quel est le travail de l’entreprise ? Ou encore quel travail et pour qui ? Car la question d’éthique, entendue au sens large, a été principalement axée autour de la notion d’environnement, extérieur à l’entreprise ou interne entre les salariés. C’est l’intervention de Thierry Hommel sur l’entreprise comme acteur économique « enchâssé dans le social » qui m’a semblé la plus pertinente. En citant la notion d’enchâssement social de marché développée par Karl Polanyi (1944) sa vision de l’éthique est ici comprise comme la résultante d’une négociation de marché, et non simplement d’un désir ou d’une philosophie. D’après Thierry Hommel : « les valeurs et intérêts internes à l’entreprise impactent donc les conditions d’exercice de l’activité d’entrepreneur, comme nous le montrent aujourd’hui les problématiques environnementales ». C’est en effet d’après lui un défi auquel s’affronte l’entreprise pour soulever des questions sur de multiples valeurs.

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