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05 January 2009

Visual Sociology

July 22-24, 2009. International Visual Sociology Association Conference, University of Cumbria, UK. Theme: "Appreciating the views: how we're looking at the social and visual landscape."

For additional information, go to www.visualsociology.org


>> La culture visuelle est encore bien trop méprisée comme outil et objet de recherche chez les sociologues. Les outils statistiques permettent soit de visualiser des données et d'entreprendre des analyses et des interprétations. Mais rares sont encore les recherches sociologiques qui prennent pour objet les images, la perception ou l'histoire visuelle.

05 December 2008

Architecture et sociologie

Il est toujours intéressant de visualiser dans des appels à propositions pour articles des questions du moment, qu'elles soient historiques ou sociales. L'architecture et la sociologie, voire au sens large les sciences sociales, sont deux mondes que nous avons, au sein du Collectif OOB , tenté de rapprocher mais surtout d'interroger lors de conférences. L'appel de la revue Espaces et Sociétés soumet ici un ensemble de questions aux auteurs, de manière à soulever les rouages qui ont permit tant à l'architecture qu'à la sociologie de se côtoyer, de s'entendre et de se constituer comme un "champ" de recherches et d'enseignements. La référence à Henri Lefebvre et Henri Raymond, têtes de file de ce domaine pluridisciplinaire mais surtout d'un savoir quasi nouveau est pour ainsi dire incontournable. Et comme le souligne Viviane Claude, co-directrice de ce futur numéro, elle est d'autant plus importante que la revue elle-même Espaces et Sociétés est née de ces figures et de leurs recherches.


>> Voir mon ancien post: "Un dialogue possible"


Appel à contributions de la revue Espaces et Sociétés

Sociologie et architecture : matériau pour une comparaison européenne

En 1968 se mettait en place en France sous l'égide de Max Querrien la « commission de réforme de l'enseignement des écoles d'architecture », où siégeaient entre autres, Henri Lefebvre et Henri Raymond. Il s'agissait alors de rénover l'enseignement de l'architecture et, pour ce faire, d'y adjoindre un contenu de type sciences humaines et sociales. Depuis, les sciences sociales, dont la sociologie, se sont développées dans les écoles d'architecture et plus largement dans les formations aux métiers de la ville. Elles forment un champ de recherches et de travaux désormais symbolisé tant par des acronymes renvoyant à des laboratoires et équipes de recherches que par des noms propres qui ont balisé cette histoire récente. Histoire durant laquelle les sciences sociales ont participé au développement de l'enseignement et de la recherche architecturale et urbaine en construisant des apports critiques, théoriques et méthodologiques. On peut d'ailleurs rappeler ici l'histoire de la création de la revue Espaces et sociétés fondée en 1970 par Henri Lefebvre et une équipe dans laquelle on trouve les architectes Pierre Riboulet et Anatole Kopp.

Jusqu'à aujourd'hui, il s'est principalement agi de construire une posture, des méthodes et des outils capables de soutenir la coopération de la sociologie à ces enseignements, voire une « interdisciplinarité ». Une réflexion qui a parfois conduit à des malentendus : les sociologues reprochant aux architectes l'instrumentalisation de leur discipline et les architectes professionnels reprochant aux sociologues un apport insuffisant, voire « trop distancié », à leurs pratiques. Il n'en reste pas moins que des outils, des méthodes, des « opérateurs de passage du savoir à l'action », notions et approches « hybrides », se sont forgés. Pourtant, à la différence d'autres branches de la sociologie, comme la sociologie de l'art, de l'urbain, ou des techniques, ces travaux ne semblent pas avoir essaimé au-delà des lieux de reproduction professionnelle et scientifique liés aux écoles d'architecture et à la recherche architecturale et urbaine, comme le montre en creux le travail de Pierre Lassave sur les sociologues et la recherche urbaine en France.

Pour autant le cas français n'est pas un cas isolé. La question des rapports entre enseignement de l'architecture, voire plus largement des métiers de la ville, et des sciences sociales se pose en effet également dans d'autres contextes nationaux. Pour exemple, en Allemagne, s'est mis en place un réseau de recherche et d'échange sur la question de la sociologie de l'architecture. À l'inverse, la formation des architectes espagnols n'a pas institutionnalisé et réglementé les enseignements de sciences sociales. Dès lors que cette question des rapports entre sociologie et architecture est saisie au regard de ses variations européennes, on est donc conduit à réexaminer les singularités de la situation hexagonale.

Cet appel à contributions d' Espaces et Sociétés voudrait donc interroger cette histoire sous l'angle du développement des disciplines, et plus particulièrement poser la question d'une « sociologie de l'architecture » et de ses variations à l'échelle européenne, voire internationale. Par le croisement d'analyses contextualisées il s'agit de construire un numéro capable d'instruire, voire de préfigurer une démarche comparatiste.

À partir de cette orientation, trois axes sont proposés. D'abord, quelles différences de développement dans la collaboration sociologie et architecture selon les contextes nationaux ? Peut-on parler aujourd'hui d'une sociologie de l'architecture au même titre qu'une sociologie de l'art, du travail… ? Ensuite, un corpus de références communes, des publications, des outils, des réseaux, permettant de parler véritablement d'une « sociologie de l'architecture » se sont-ils affirmés dans le temps ? À quel type de sociologie, et de sociologues, a-t-on affaire ? Comment caractériser aujourd'hui cet univers ? Enfin, qu'en est-il aujourd'hui de la place de la sociologie dans l'enseignement de l'architecture compte tenu des volontés et tentatives d'affirmation disciplinaire de ces deux champs ? De ce point de vue, il sera essentiel d'aborder la question même de l'usage du terme de « discipline ». Ce qui engage plus largement à investir une sociohistoire du développement de ces « disciplines » et des rapports qu'elles ont pu entretenir et entretiennent encore dans les différents pays européens.

Les propositions souhaitées, si elles prennent ici pour point de départ la sociologie, pourront être élargies à d'autres disciplines des sciences sociales. Elles peuvent prendre plusieurs formes :

• soit, des analyses diachroniques centrées sur des pratiques et des faits (témoignages, trajectoires, monographies de laboratoires, analyses de publications…), permettent de rendre compte des conditions sociales et historiques de la rencontre des sciences sociales et de l'architecture, comme des modes d'exercice qui se sont développés dans les établissements d'enseignement sur cette base ;

• soit des approches critiques et théoriques, voire des questionnements épistémologiques dans la mesure où la notion de discipline, en tant qu'ensemble organisé de savoirs et vecteur de leur transmission, reste ici à examiner, notamment dans sa dimension socio-historique.

La comparaison, à l'échelle européenne, constitue l'horizon de ce numéro d' Espaces et Sociétés . Les contributions permettant de croiser les regards et d'en déduire les enjeux comparatifs sont donc particulièrement attendues.


26 June 2008

On professions by academics [2]

For the second year, the Centre Maurice Halbwachs and the Team PRO (professions, réseaux, organisations) organized their annual meeting in this beautiful property of the ENS located just an hour south of Paris. This year three PhD students organized the two days conference: Isabel Boni, Emmanuel Martin and Nadège Vezinat. I was presenting a paper for the forthcoming AISLF congress.

>> The program will soon be posted on the web site.

>> Check the previous program of the Foljuif Meeting in 2007.

>> Read our previous post on the 2007 meeting.

23 June 2008

Mobilisation et gentrification

Une certaine vision du South End, un quartier de Boston a été presenté par Sylvie Tissot (GSPE-PRISME, Université Marc Bloch Strasbourg) au groupe de sociologie de l’AFS (RT 35) . Le titre de sa communication: "Mobilisation des catégories supérieures en contexte de gentrification : les associations de quartier du South End, Boston" illustre bien la tendance actuelle des quartiers de nombreuses villes américaines qui ont vues ‘revenir’ dans leurs centres une population aisée. Comme l’a souligné l’auteure il s’agit aussi de discuter des appropriations individuelles d’un marché local au nom d’une "mobilisation collective" afin de maintenir et d’aménager "son" quartier.


13 May 2008

Representing social networks

The Technology Review published by the MIT (since 1899) on the issue of march/april 2008 is addressing the questions of representation of social networks. As Erica Naone states in her article “ The idea of a social graph – a representation of a person’s network of friends, family, and acquaintances – gaines currency last year as the popularity of online social networks grew: Facebook, for example, claims to have more than 64 million active users, with more 250,000 signing up each day”. Some of the examples illustrated in this article are: the blogosphere from Matthew Hurst’s visualizations of relations between blogs and referrals in blogs; comment flow realized by Dietmar Offenhuber by the MIT Media Lab representing relations between individuals in MySpace; or the so called Twitter social network which is the result of “shared messages, and brief updates on microblogging” where received and sent information can illustrate what is shared and who is sharing it.

>> Those representations of networks are not placed based but as urban thinkers and urban sociologists we see a lot of potential in analyzing how social interactions take place or not in specific spaces. And if the networks are placed-based see what are the relationships between the physical place and the type of relations someone can have with someone else. With this type of information we could eventually better understand the social and spatial context of cities, and propose new links or networks that bring together social actors and physical places.

>> Check our previous posts on social networks.


28 April 2008

The Common Place of Law



L’ouvrage de Susan Silbey, The Common Place of Law, tente d’établir une sorte de cartographie des diverses présences de la loi dans la vie quotidienne. Elle nomme avec le terme de « legality » ou légalité en français, ce que les relations constituent autour de la loi : considérer la diversité des situations à partir desquelles émergent des structures relationnelles. L’originalité de cette recherche en regard des autres travaux qui définissent le droit, la loi, s’intéresse aux faits et processus venant du ‘bottom up’ comme une continuité de la production de raisons et d’actions pratiques, comme une manière d’offrir un regard sur le droit
à partir du quotidien, voire même de la routine, entre professionnels et non professionnels. Le lieu commun du droit [commonplace operation of law en langue anglaise] dans la vie de tous les jours, du quotidien, nous rend, d’après Susan Silbey, en quelque sorte tous des acteurs de droit parce que nous sommes des acteurs actifs de cette construction du droit même quand aucun agent de droit formel est impliqué.

Susan Silbey note à propos de la notion de structure une idée fort intéressante: In these studies of legal practice – litigations, public regulations, legal profession, and crime control – research has shown how social networks, organizational resources, and local cultures shape both the written content and behavioural enactment of legality , pp.18.

>> A lire le texte de Susan Silbey publié dans l’ouvrage collectif de Bruno Latour, Making Things Public [MIT Press, 2005], et catalogue de l’exposition du même nom :

http://web.mit.edu/ssilbey/www/pdf/making_things_public.pdf

>> Page académique de Susan Silbey, professeur au MIT

>> Merci à Liora Israel qui m'a fait connaître cet ouvrage et prendre conscience de la dimension du droit par rapport à mon travail de recherche sur l'action communautaire aux Etats-Unis.

>> Notre avis: la définition de “légalité” dans son contexte “of everyday life” est un point de vue indispensable afin de comprendre d’une part les rouages entre professionnels et d’autre part la professionnalisation de l’action communautaire dans les zones ‘de droit[s]’ que sont les quartiers pauvres des villes américaines. Par le droit, se tissent des réseaux, des relations, et des tensions qui marquent les identités et les discours de chacun et à de nombreux niveaux. [civil rights, right to housing, property rights, employment benefits, positive discrimination, redlining etc…]

19 March 2008

Cohabiter


Focales, laboratoire junior de l'ENS-LSH organise les 3 et 4 avril 2008 deux journées d'études consacrées au thème de la cohabitation dans les sciences sociales. Ces journées ont pour but de faire dialoguer jeunes chercheurs et spécialistes confirmés travaillant sur la question de l'espace urbain. Elles seront consacrées à la présentation et à la discussion de travaux récents ou en cours de doctorants et de jeunes docteurs. Le programme des journées est disponible sur le site http://socio-focales.ens-lsh.fr

Cohabiter
Formes, effets, sens

Discours et représentations de la cohabitation dans la ville

Focales, laboratoire junior de l'ENS-LSH, organise les 3 et 4 avril 2008 deux journées d'étude consacrées au thème de la cohabitation dans les sciences sociales. Ces journées ont pour objectif de faire dialoguer jeunes chercheurs et spécialistes confirmés travaillant sur la question de l'espace urbain. Elles seront consacrées à la présentation et à la discussion de travaux récents ou en cours de doctorants et de jeunes docteurs.

Ségrégation, mixité ou cohésion sociale sont devenues des thématiques récurrentes du débat politique, mais restent délicates à manier pour les sciences sociales. La notion de cohabitation se présente comme une entrée plus distanciée et permet d'aborder plus largement la question des rapports sociaux dans l'espace.
La cohabitation suppose la coprésence dans l'espace urbain de populations hétérogènes, mais ne s'y réduit pas. Elle implique que les acteurs privés ou publics donnent un sens à cette coprésence. Elle entraîne également des effets de composition ayant l'espace comme enjeu.

Ces processus se déroulent à différentes échelles (logement, immeuble, quartier, agglomération) et impliquent des acteurs multiples (habitants, acteurs politiques et associatifs, professionnels de l'urbain et du logement, etc.). Autant d'objets qui seront au coeur des échanges entre jeunes chercheurs et chercheurs confirmés pendant ces deux journées sur la cohabitation

Cinq ateliers :

  • Habitats précaires et cohabitation
  • Cohabiter dans les espaces publics
  • Formes de cohabitation dans l’espace domestique
  • Cohabitation et dynamiques urbaines
  • Faire cohabiter, un enjeu pour les professionnels de l’habitat

Mise en perspective : Yves Grafmeyer, professeur, GRS, université Lyon II Programme détaillé